Oui, avoir des enfants c’est épuisant 🙂

par | Avr 9, 2021 | Le Blog | 1 commentaire

Te voilà à la tête d’une tribu, petite ou XXL. Tu l’as (ardemment) désirée, cette tribu. Pour autant, il y a des moments où tu n’en peux plus et où tu demandes vraiment ce qui t’es passé par la tête de vouloir devenir parent. Pourquoi ? Parce qu’avoir des enfants, oui, oui, c’est épuisant 🙂

Ne nous voilons pas la face. C’est une expérience absolument magique mais c’est aussi un don de soi qui peut te conduire à l’épuisement, d’autant plus quand tu as choisi le chemin de la parentalité respectueuse et consciente (ou bienveillante si tu veux).

Le premier mardi d’avril est la « journée du travail invisible » (c’était justement mardi dernier). Il s’agit notamment du travail non rémunéré effectué au sein de la famille par les mères et les pères auprès des enfants : tâches domestiques, charge mentale, rôle d’aidant, travail au sein d’une entreprise familiale, éducation à la maison etc… 

Et là, je vais faire un pas de côté pour un petit encart «pro-femina » -> Encore aujourd’hui, ce sont en très grande majorité les femmes qui effectuent ce travail invisible. La dernière étude de l’INSEE  de 2010 montrait que les femmes consacrent en moyenne 3h26 par jour aux taches domestiques contre 2h pour les hommes., ce qui nous mène quand même à une différence de 523h par ans soit quand même près de 15 semaines de 40h – wahou !

Si tu es un homme et que tu lis cela, à toi de jouer pour compenser ce déséquilibre 🙂

Si tu es une femme, aies conscience de tout ce qui pèse sur tes épaules et sois indulgente avec toi même !

C’est bien beau de poser ces chiffres mais alors… que faire ?

 

J’aimerais te donner ici quelques pistes.

 

🌱 Déléguer autant que possible… oui, je sais, ce n’est pas simple. Je n’ai pas la recette miracle pour que ta compagne ou ton compagnon devienne un pro du dépoussiérage ou du règlement des factures (si tu l’as, d’ailleurs, je suis preneuse).

Si tes enfants sont encore en bas âge, je ne peux que fortement te recommander de ne pas laisser passer le coche de l’âge (environ de 2 à 6 ans) auquel les enfants n’ont qu’une envie : participer aux taches de la maison avec toi ! C’est plus que jamais le temps de les familiariser avec la coopération, de prendre le temps de cuisiner avec eux, de leur confier le balai qui leur fait tant envie et de faire ce temps un beau moment de partage 🙂 Je te le dis d’autant plus ouvertement que la femme (très) pressée que j’étais à l’époque où mes filles étaient dans ces âge là a préféré faire seule et vite – à part des moments de cuisine partagée qui nous ont laissé de merveilleux souvenirs. Mauvais choix 🙁

 

🌱 Te pencher sur quelques outils d’organisation bien utiles : cela peut aller de l’agenda familial partagé au tableau en ardoise  sur le frigo, en passant par le Bullet Journal. Cet outil là, je me le suis – enfin – approprié il y a un an et il m’est aujourd’hui devenu indispensable. Je gère tout avec : le pro et le perso, du simple rdv médical pour une de mes filles à mes outils de développement personnel. J’ai adapté cet outil à mes besoins et mes envies.  

🌱 Garder en tête que rien n’est plus précieux que l’humain et la relation. Alors que je flirtais déjà avec l‘épuisement professionnel (et personnel^^), une très bonne copine m’a fait remarquer que le rangement dans mon appart pouvait bien attendre et que ma santé était la priorité (merci Juju qui se reconnaîtra au passage !). L’humain d’abord, le matériel ensuite, surtout quand ça déborde de toute part et que l’explosion est proche. 

🌱 Prendre chaque jour un petit temps pour toi : 5, 10, 15 mn (ou plus si tu le peux bien sûr !) rien que pour toi. Pour une douche apaisante, pour un petit moment de lecture, un coup de fil à une amie qui te rebooste, une micro-sieste ou une séance de cohérence cardiaque (il y a plein d’applis qui le proposent) qui te permettra de te détendre et t’apaiser.

Je sais bien que quand nos loulous sont tout petits, ce n’est pas simple. J’ai encore en-tête les exercices d’équilibristes pour gérer un max de choses pendant une micro-sieste de ma grande louloute. Mais c’est important pour ne pas dire capital. Cela te permet de recharger un peu les batteries et de mieux accompagner tes enfants ensuite. Cela diminue considérablement le risque de violence éducative et ça, c’est essentiel.

Je t’y encourage d’autant plus librement que je me suis « oubliée » pendant de très nombreuses années. Une fois la porte de mon travail très prenant fermée, je consacrais tout mon temps à mes filles (culpabilité quand tu nous tiens !). Ce n’était finalement bon ni pour moi ni pour elles : non seulement ma patience s’étiolait au fil des années mais je ne leur montrais pas l’exemple pour qu’elles aussi apprennent à prendre soin d’elles-mêmes et ne tombent pas dans le piège du sacrifice demandé aux femmes depuis des générations  – oui tu sais cette idée que la femme/épouse/mère doit faire passer sans cesse l’autre avant soi !

🌱 Créer du relais autour de soi. Là aussi, ce n’est pas facile, encore moins pour les familles monoparentales. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir de la famille ou des amis sur qui compter à proximité. 

Mais parfois, c’est simplement la peur d’oser demander qui constitue le plus gros frein. Parce que demander du relais, de l’aide, ce serait comme avouer que l’on est pas à la hauteur. Tiens donc, vraiment ? Un proverbe africain très sage dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant…. Sauf que dans nos sociétés occidentales actuelles, le mode « individualiste » l’a emporté sur le mode « tribu » et c’est bien dommage. 

Je t’encourage à demander de l’aide aux personnes qui t’entourent, que cela soit à ton/ta conjoint-e, un parent, un-e ami-e, un-e voisin-e en qui tu as confiance. Tu seras surprise de l’envie que les autres peuvent avoir de t’aider, de soulager un peu ton quotidien.

Il y a aussi des associations qui proposent des parrains ou marraines pour les enfants (tu en trouveras sur le net). Une solution pour créer de nouveaux liens pour ton enfant et te permettre de souffler de temps en temps. 

Il est temps de conclure…

Et si après la lecture de cet article tu prenais quelques engagements avec toi-même en piochant dans les pistes que je viens de mentionner ?

Ce serait dommage de passer à côté de beaux moments avec ton enfant parce que tu n’es plus en capacité d’apprécier le temps passé avec lui du fait de ton épuisement.

Et comme rien n’arrive par hasard, alors que je mettais en page cet article, je me suis mise à écouter (oui, j’aime bien faire deux choses à la fois même si je ne t’y encourage pas forcément 😆) le dernier podcast d’une coach en organisation que je suis depuis plusieurs mois et dont j’apprécie beaucoup les ressources, que j’applique avec succès ! Il s’agit de Claire de The Minimal Plan et de son podcast « Bye-Bye Procrastination ».

Et figure-toi que dans ce podcast, elle a interviewé Élodie Legale-Pavard, coach sérénité minimaliste – Serenity Therapy. Et cet échange a complètement raisonné avec ce que je venais d’écrire quelques lignes plus haut !

Je te mets le lien vers la page de Claire afin que tu puisses accéder à ce podcast daté du 5 avril 2021 qui sera une très belle ressource pour commencer/continuer à lutter contre l’épuisement ! 

https://theminimalplan.com/fr/podcast-bye-bye-procrastination

 

Prends soin de toi <3

Et n’hésite pas à partager en commentaire ton ressenti, ton expérience, tes engagements !

 

 

 

1 Commentaire

  1. Elodie Legale-Pavard

    Merci pour ce billet, d’utilité publique, et pour le partage de l’épisode de podcast!

    Réponse

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